5. Théorie de survie

Beaucoup de paléontologues passent la plus grande partie de leur temps à expliquer la disparition d’une espèce, pour ma part, je préfère chercher pourquoi une espèce apparemment disparue pourrait avoir survécu.

Les dents fossilisées du megalodon retrouvées dans le monde entier prouvent que l'espèce a dominée tous les océans pendant plus de 20 millions d’années.

Ce qui est vraiment surprenant, s'est que le requin blanc à grandes dents a survécu à plusieurs changements majeurs de climat. Pourtant une ultime baisse de la température des océans aurait provoqué son extinction selon certaines théories.

De plus en plus de preuves plus ou moins crédibles viendraient étayer la théorie de survie du megalodon.

L’affaire Challenger vient soutenir une théorie intéressante : celle de la survie du megalodon dans la fosse des Mariannes.

Les fosses Mariannes est la fosse océanique la plus profonde actuellement connue avec 11 911 mètres de profondeur. Cette fosse est à cheval sur deux plaques tectoniques, la plaque pacifique et la plaque philippine. Au fond de cette fosse, des failles hydrothermales déversent des eaux chaudes riches en minéraux, créant ainsi un courant tropical alors que les 10 000 mètres d’eau au-dessus sont à une température positive proche de 0°C.

Ces failles hydrothermales abritent des formes de vies qui étaient jusqu’à leur découverte totalement insoupçonnées, considérant qu’a ces profondeurs rien ne pouvait y vivre. Mais on y a découvert la chimiosynthèse qui est le contraire de la photosynthèse, les deux permettant la prolifération des formes de vies.

Le megalodon comme la plupart des requins ne survivrait pas dans des eaux glacées, il pourrait très bien vivre au fond de cette fosse dans une « prison thermique ». La découverte au fond de la fosse Challenger de dents de megalodon vieilles de seulement 10 000 ans prouve que l’espèce a bel et bien survécu dans ce courant tropical, ces dents vielles de 10 000 ans prouvent deux choses : la première étant que le megalodon s’est adapté à la très forte pression de l’eau et la seconde qu’il s’est également adapté aux proies de ces profondeurs.

Rien n’empêche donc qu’il puisse y survivre actuellement, nous connaissons bien plus certaines galaxies lointaines que cet endroit de l’océan, nous ignorons quelles autres espèces pourrait s’y trouver.

Une autre théorie réside dans la survie du megalodon dans des profondeurs comprises entre 300 et 500 mètres. La thermocline est la zone de transition entre les eaux chaudes de surface et les eaux glacées des fonds. Cette thermocline varie selon les océans mais en général serait comprise entre 200 et 1 000 mètres de profondeurs. La température et la luminosité chutent fortement dans cette zone. Donc le megalodon pourrait très bien survivre dans des profondeurs de 300 à 500 mètres, ce qui expliquerait les apparitions en surfaces. Car un spécimen vivant dans la fosse des Mariannes ne pourrait pas remonter en surface, il serait tué par la différence de température entre sa « prison thermique » et la couche supérieure de l’océan.

 

 

Affaire Challenger

En 1873, le navire océanographique Challenger découvrit au fond de la fosse Challenger (-10 911m, dans la fosse des Mariannes, point le plus bas sur le globe terrestre) des dents actuelles (10 000 ans) de requin blanc mais longues de 12,5 cm.

 

Affaire de Port Stephens

En 1918, les pêcheurs de langoustes de Port Stephens en Australie refusèrent de sortir en mer pendant plusieurs semaines. Ils prétendaient qu’un requin d’une grandeur phénoménale rodait autour de leurs casiers.

Il avait été vu par plusieurs pêcheurs et tous semblaient terrorisés.

L’inspecteur des Pêcheries de Sydney s’était rendu sur place. Voilà ce qu’il mentionna dans son rapport :

« Bien que tous les pêcheurs ne soient pas d’accord sur la taille de l’animal, il ne fait aucun doute qu’il s’agit bien d’un requin. Tous ont côtoyé dans leur travail les grands blancs dont certains atteignaient 10 mètres de long.

Ils n’ont aucune raison de mentir car en restant à terre, ils perdent une partie de leurs revenus. La plupart des témoignages s’accordent sur une taille de 35 à 40 mètres de long. Un pêcheur a dit « sa tête était aussi grosse que le toit du petit hangar ». L’inspecteur a rapporté également ce qu’il l’avait le plus intrigué. Tous les pêcheurs insistaient sur la blancheur cadavérique de la bête.

 

Affaire du Rachel Cohen

En mars 1954, le Rachel Cohen, un cotre australien, venait d'être mis en cale sèche. Le navire avait l'hélice tordue et l’arbre d’hélice faussé. Alors que la mer était très agitée, au large de Timor (Indonésie), un choc violent s’était produit. Les ouvriers retirèrent 17 dents de 10 cm de longueur du collet à la pointe. Le demi-cercle décrit par l`implantation des dents atteignait près de 2 mètres de diamètre.

 

Affaire Stead

Clostermann cite dans son livre le témoignage de David G.Stead du museum de Sidney qui écrivait en 1963 dans "sharks and rays of australien seas" :

"J'ai eu entre les mains des dents de carcharodon draguées dans le pacifique; ce n'étaient pas des fossiles, quelques unes étaient même très récentes et avaient appartenu à des spécimens de 25 à 30 mètres de long."

 

Affaire Cousteau

En 1995, le commandant Cousteau fit une expérience au large de Djibouti. Il plongea dans l'eau une cage à requin avec une carcasse de chameau, lors de la remontée, la cage fut broyée ! Le commandant a alors plongé mais n’a jamais révélé ce qu’il avait aperçu, car cela était trop important pour le révéler à l’humanité. En 1996, un militaire stationné à Djibouti vient confirmer les faits.

 

Affaire Séret

Bernard Séret, spécialiste des requins dans un laboratoire d’ichtyologie de l'IRD, a découvert une dent de megalodon en draguant des fonds sédimentaires au large de la Nouvelle-Calédonie. Il l'a ensuite confié à Philippe Janvier, chargé de recherches au CNRS. Ce dernier a déclaré : « Vous savez, elle est en parfaite état de conservation, vraiment très fraîche, à vrai dire assez peu fossile. Et ce qui est étonnant, c’est qu’elle a été ramassée au milieu d’une faune parfaitement actuelle ».

 

Affaire Victoria

Des dents de megalodon vieilles de seulement 5000 ans ont été trouvées au large de la côte Victoria il y a quelques années.

 

Affaires diverses

Un requin d'une vingtaine de mètres à la réputation de fréquenter la False Bay près du Cap.

En 1980, un requin géant d'environ 27 m aurait été aperçu au large des cotes du Queensland et de la Nouvelle Galles du Sud.

Egalement, il y a quelques années, on a retrouvé en France une vertèbre de megalodon de 60 cm de diamètre vieille de seulement 20 000 ans.

En 2006, un cargo qui naviguait au large de la Nouvelle-Calédonie a eu un choc important lors d’une tempête. Lorsque le navire fût mis en cale sèche, on y découvrit une morsure de 2 mètres de diamètre sur une hélice et 5 dents de 12 à 15 cm de longueur.

 

 

Si les dents de megalodon fossiles sont courantes, il arrive d’en trouver d’actuelles (comme celles pêchées par le Challenger, celles plantées dans le Rachel Cohen ou dans le cargo !). Si en paléontologie, une dent suffit pour reconnaître l’existence d’un animal, il n’en est pas de même en zoologie contemporaine, où l’on exige généralement un spécimen complet. Voilà pourquoi le megalodon, toujours vivant et dont l’existence est connue de tous les ichtyologistes, n’a toujours pas fait son entrée dans les manuels… Mais n'oublions pas que l'absence de preuves n'est pas la preuve de l'absence !

 

Officiellement, C. megalodon reste une espèce qui s’est éteinte il y a 1,6 millions d’années.

 

Pour moi toutes ces informations viennent prouver l'existence actuelle du megalodon !!!

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